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Portraits crachés
(14 titres / 2004)

 
> textes "Portraits crachés"
The French Touch
Novembre 2004

Très inspiré par la chanson réaliste des Têtes Raides et de La Tordue, ainsi que par les classiques de la chanson engagée comme Leo Ferré..."
.A la façon des Têtes Raides, la voix grave d'Eric, secondée par les choeurs de Sandra, vient nous raconter la chute de la civilisation, les liens sociaux qui ne signifient plus rien, les malheureux qui dorment dans les rues, tout un monde qui s'écroule petit à petit autour de nous..."
On s'fait une bouffe convoque ses souvenirs des temps anciens, des petits bars clandestins à l'image de "Chez Maurice" où se réunit toute une faune marginale et désespérée, bien loin des "banlieues riches", des bourgeois et de leurs caniches. Le groupe a définitivement choisi son camp, celui des prolétaires à qui la chance n'a jamais souris ("Retardataire"), celui des gens qui n'ont pas vraiment choisi leur vie et qui l'ont tout simplement laissé défiler devant leurs yeux ("Je me ressemblerai"). En cela On s'fait une bouffe est bien plus proche de Mano Solo et de ses textes suicidaires que des Têtes Raides et de leur humour décalé. Ici le monde est vu au travers des yeux des paumés, sans aucune mièvrerie ni volonté d'apitoyer, mais sans aucune concession à la bonne humeur ambiante de notre société hypocrite où tout doit être "festif" sous peine de ne pas intéresser.
Il vous faudra donc retrouver le groupe sur ce magnifique album ou bien encore sur scène, où le groupe vous servira bien une tournée, tranquillement assis au coin d'un bar imaginaire loin de ce monde pourri par l'argent.
Note : 6 "Chef d'Oeuvre"

P'tit Boy


 
 
 
 
 
       

Chant'Essonne
Décembre 2004


De l'atmosphère fraternelle du resto " chez Maurice " à celle enfumée d'un zinc paumé (" Histoire de zinc "), à l'occasion de la sortie de son 1er CD, le groupe Vitrollais a choisi délibérément son camp, celui très tranché du prolétaire (" Retardataire ") en prise avec les bourgeois (" Banlieues riches "). Pour le quintet, l'heure est davantage, dans une atmosphère de bastringue délabré, à la gravité d'un regard porté sur les paumés d'une faune marginale qu'à la fête béate, très en mode aujourd'hui, qui a tendance à tout aseptiser de manière hypocrite (" Je me ressemblerai "). De déception en mal de vivre et ennui urbain, de gueules cassées en petites gens, dans un savoureux mélange des genres, nos "activistes gastronomes" mélodisent à tout va, aux rythmes enlevés pour la plupart des piano, guitare, contrebasse et percussions, nous invitant, en ses moments de fin d'année, à ne pas croire … au Père Noël !

J-P.C

     
 



   
 
 
 
       

Musiciens.biz
Novembre 2004

Bienvenue chez "On s'fait une Bouffe.
« Au 7 bis rue marine, y'a une porte au fond du couloir. » Poussez-la, vous entrez dans l'univers d'On s'fait une Bouffe.
Hervé vous accueille seul à l'accordéon. Vous n'êtes pas surpris, vous aviez vu la devanture : « Chez Maurice », c'est pas un bar techno. Vous restez un peu à l'entrée en écoutant ce rythme prenant de l'accordéon. Puis Eric vous dit bonjour et vous invite à avancer. Le décor pouvait sembler rétro mais la voix chaude et présente d'Eric vous fait entendre des sons et des histoires d'aujourd'hui. De la chanson contemporaine et intemporelle. C'est sympa chez vous.
Jean-Marie vous fait un petit coucou aux percussions. Très discrètement, il installe une ambiance de nuit tombée et de bar prêt à se remplir. Sandra vous salue sur le refrain. Là-bas, sur la scène, avec son béret, on dirait presque un titi marseillais. L'harmonie qu'elle ajoute au chant renforce l'humeur de la chanson et lui donne sa couleur. Enfin, la contrebasse de Stéphane rejoint la guitare sèche d'Eric : le bar est ouvert.
Les gens entrent et s'accoudent au « parloir ». Ils « s'inventent des souvenirs » pour oublier le quotidien mais rien n'est grave. On ne tombe pas dans le misérabilisme, inutile d'en rajouter : « A chaque jour suffit sa haine ». Tiens, il y en a même qui commencent à danser entre les tables et d'autres qui flirtent dans la pénombre. On se sent moins seul à présent.

Allez, je vous laisse les amis, je dois y aller. Au fait, on s'fait une bouffe ?

Eric Maïolino

 

     
 



   
 
 
 
         
     
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